L'envie de liberté. Celle qu'offre une moto filant sur l'asphalte, vent dans le dos, regard fixé sur l'horizon. Et comme tout rêve, il passe par une étape. Une épreuve. Le fameux code moto. En 2026, ça reste le sésame. Sans lui, pas de permis A1, A2 ou A. Pas de clé dans le démarreur. Juste un rêve en suspens.
Heureusement, tout le monde peut y arriver. Même vous. Et même si ça semble dense, décortiqué pas à pas, c'est largement jouable. Alors respirez. On va tout voir. De la première démarche à la dernière question d'examen.
Qu'est-ce que le code moto (ETM) et pourquoi est-il obligatoire ?
L'Épreuve Théorique Moto, ou ETM, n'est pas une variante du code auto. C'est une épreuve à part entière. Spécifique. Pensée pour les deux-roues. Elle remplace l'ancien système où le code voiture suffisait. Aujourd'hui, on ne rigole plus avec la sécurité des motards. Trop d'accidents. Trop de blessés. Alors on forme avant de rouler.
En réalité, l'ETM vise à vous faire intégrer des comportements propres à la moto. Par exemple, comment anticiper un freinage brutal ? Quelle trajectoire adopter dans un virage mouillé ? Quand est-ce qu'un gilet jaune sauve une vie ? Autant de questions qui ne viennent pas naturellement au conducteur de voiture, mais qui sont vitales pour un motard.
Ça va vous permettre de conduire en conscience. Pas juste d'éviter les amendes. Mais de prendre des décisions qui protègent votre intégrité. Et celle des autres usagers. Parce qu'une moto, c'est rapide, c'est agile… mais c'est fragile.
Les spécificités du code moto comparé au code auto
Le code auto parle de croisements, de priorités, de signalisation. Le code moto en parle aussi. Mais il va plus loin. Il plonge dans des situations réelles de deux-roues. Comme la circulation inter-files. Une pratique tolérée dans certains départements quand la route est saturée. Une manœuvre risquée si elle n'est pas maîtrisée. Et l'ETM vous teste dessus.
Autre différence : les équipements. Au code voiture, on vous demande à peau si vous connaissez le gilet jaune. Au code moto, c'est central. Casque homologué, gants CE, vêtements protecteurs… vous devez tout savoir. Parce que chaque élément peut faire la différence en cas de chute.
Et puis il y a les vidéos. Courtes. Réalistes. Parfois stressantes. Elles vous mettent dans la peau du motard. Vous êtes au guidon. Un camion freine devant. Que faites-vous ? Vous réagissez comment ? Ce type de question ne se pose pas au code voiture. Mais ici, si.
Finalement, ce n'est pas qu'un examen. C'est un vrai apprentissage de la vigilance.
La législation autour de l'ETM en 2026
En 2026, les règles sont stables. Pas de révolution en vue. L'ETM reste obligatoire pour toutes les catégories de permis moto : A1, A2 et A. Une fois validé, il est valable 5 ans. Pendant cette période, vous avez droit à 5 tentatives pour passer l'épreuve pratique. Si vous ratez les cinq, vous devez repasser l'ETM.
Si vous avez le permis A1, l'ETM garde la même durée de validité. 5 ans à compter de l'obtention de la catégorie. Ensuite, si vous passez au A2 ou au A, pas besoin de repasser le code… tant que la validité n'est pas expirée.
Et si vous avez déjà le permis B ? Désolé, ça ne suffit pas. Même si vous conduisez depuis dix ans, vous devez passer l'ETM. Parce que la moto, c'est une autre paire de manches. Et l'État veut s'assurer que vous le savez.
Quelles sont les conditions pour passer l'examen du code moto ?
Avant de réserver une place, plusieurs conditions doivent être réunies. Sinon, vous risquez de perdre votre temps. Et vos 30 euros.
L'âge minimum requis selon la catégorie de permis
Tout dépend de la catégorie visée. Pour le permis A1 (125 cm³), vous pouvez passer l'ETM dès 16 ans. C'est l'entrée en matière idéale. Une moto accessible, pas trop puissante, parfaite pour apprendre.
Pour le permis A2 (jusqu'à 35 kW), l'âge minimum pour passer l'ETM est de 17 ans. Mais l'épreuve pratique ne peut être passée qu'à 18 ans. Donc vous pouvez réserver le code un an avant la conduite. C'est malin. Ça vous laisse le temps de vous préparer tranquillement.
Pour le permis A (toutes motos sans limitation), deux chemins. Soit vous avez 24 ans, vous passez directement. Soit vous avez déjà le A2 depuis deux ans, avec une formation complémentaire de 7 heures. Dans les deux cas, si votre ETM est encore valide, pas besoin de le repasser.
L'obtention du numéro NEPH : une étape indispensable
Le NEPH. Ce petit acronyme, c'est votre carte d'identité de candidat au permis. Sans lui, pas d'inscription possible. Il est attribué par l'ANTS, gratuitement, en ligne. Vous remplissez un dossier, vous envoyez vos pièces justificatives, et quelques jours plus tard, il arrive par mail.
Ce numéro est lié à vous. Pas à une auto-école. Pas à une région. Il suit votre parcours, peu importe où vous allez. Et surtout, il reste valable toute votre vie. Si vous perdez votre permis, si vous ajoutez une catégorie plus tard, vous le réutilisez.
Conseil : faites-le dès que possible. Parce que sans lui, vous ne pouvez rien faire. Et le pire, c'est de se pointer au centre d'examen avec un numéro invalide. Résultat ? L'examen ne compte pas. Retour à la case départ.
L'ASSR 2 ou ASR : pour qui ?
Si vous êtes né après 1988 et que le permis moto est votre premier permis de conduire, vous devez avoir l'ASSR 2 (ou l'ASR si vous êtes adulte). C'est une attestation scolaire. Vous l'avez peut-être déjà. Sinon, il faut la repasser. Ce n'est pas compliqué. Juste une formalité administrative.
Mais attention. Ce n'est pas le cas si vous avez déjà un autre permis. Même ancien. Si vous avez eu le permis B un jour, peu importe quand, vous êtes dispensé.
Comment se déroule l'épreuve du code moto en 2026 ?
L'examen n'a rien de mystérieux. Il est standardisé. Transparent. Et surtout, prévisible. Si vous vous entraînez sérieusement, vous n'aurez pas de surprise.
Où et quand passer l'examen ?
L'ETM se passe dans un centre agréé. ObjectifCode (SGS), La Poste, Dekra, Pearson Vue… tous proposent des créneaux partout en France. Vous réservez en ligne. Généralement, les places sont disponibles sous 2 à 7 jours. Mais pendant les vacances scolaires, ça part vite. Surtout en région parisienne.
Si vous êtes en moto-école, ils peuvent s'occuper de la réservation pour vous. C'est pratique. Mais le prix reste le même. 30 euros par passage. Pas un sou de plus.
Et si vous déménagez ? Pas de problème. Votre NEPH vous suit. Vous pouvez passer le code à Lille, faire la conduite à Marseille. Tout est centralisé.
Le prix et les modalités d'inscription
30 euros. Un prix fixe, imposé par l'État. Par session. Que vous soyez en candidat libre ou en moto-école. Que vous réussissiez ou ratiez. Chaque tentative coûte 30 euros. Pas de limite de nombre. Vous pouvez repasser autant de fois que nécessaire.
Mais attention. Chaque échec coûte de l'argent. Et du temps. Alors mieux vaut être prêt. Et s'entraîner sérieusement avant de payer.
Pour s'inscrire, deux options. En ligne, directement sur le site du centre. Ou via votre moto-école. Dans les deux cas, il faut votre NEPH, une pièce d'identité valide, et une photo d'identité numérique.
Le format de l'épreuve : 40 questions sur tablette
Le jour J, vous entrez dans une salle. Silence. Concentration. On vous donne une tablette. L'épreuve dure 30 minutes. 40 questions à choix multiples. Des images fixes. Des vidéos courtes. Une lecture sonore pour chaque question. Ensuite, 20 secondes pour répondre.
Il n'y a pas de bouton "valider". La question suivante s'affiche automatiquement. Et contrairement au code voiture, on ne vous dit pas combien de réponses sont correctes. Parfois une. Parfois deux. À vous de deviner.
Pour réussir, il faut 35 bonnes réponses. 87,5 %. C'est exigeant. Mais c'est pour la sécurité. Pas pour faire échouer.
Les 9 thèmes officiels de l'ETM
| Thème | Description | Importance |
|---|---|---|
| Le conducteur | Comportements, état, vigilance | Essentiel |
| La route | Infrastructure, conditions | Très important |
| La circulation routière | Règles, priorités, signalisation | Crucial |
| Les usagers | Interaction, angles morts | Important |
| Les dispositions légales | Obligations, sanctions | Nécessaire |
| La mécanique | Entretien, défaillances | Essentiel |
| La protection | Équipements, sécurité | Crucial |
| L'environnement | Pollution, éco-conduite | Important |
| Les secours | Premiers secours, urgences | Nécessaire |
Les résultats de l'examen
Si vous êtes en candidat libre, vous recevez les résultats par mail sous 24 à 48 heures. Pas plus. Si vous êtes en moto-école, c'est eux qui vous informent. Parfois plus vite.
Pas de suspense. Soit vous avez 35/40, soit vous n'avez pas. Pas de demi-mesure. Et si vous ratez, pas de honte. Vous retentez. Demain. Dans une semaine. Quand vous voulez.
Mais chaque tentative coûte 30 euros. Et du temps. Alors mieux vaut viser juste dès le départ.
Comment bien se préparer au code moto pour maximiser ses chances de réussite ?
Ici, tout se joue. La préparation. Ce n'est pas une question de mémoire. C'est une question de méthode.
Les avantages de l'apprentissage en moto-école
Une moto-école, c'est plus qu'un lieu de conduite. C'est un accompagnement. Des cours théoriques. Des simulateurs. Des conseils personnalisés. Et parfois, un accès à des plateformes de code en ligne.
Certaines partenaires de grands réseaux comme Codes Rousseau proposent même des outils dédiés. Avec des séries spécifiques à l'ETM. Des corrections détaillées. Des statistiques par thème.
Et puis, ils s'occupent des démarches. Inscription, NEPH, planning. Moins de stress administratif. Plus de temps pour apprendre.
Mais ce n'est pas obligatoire. De nombreux candidats passent en candidat libre. Avec succès.
Les ressources en ligne pour s'entraîner gratuitement
Internet regorge de plateformes gratuites. Codeclic, ECF, En Voiture Simone… toutes proposent des séries d'entraînement. Des vidéos. Des fiches. Des quiz.
Le gros avantage ? Le suivi. Après chaque série, vous voyez votre taux de réussite par thème. Un thème en dessous de 80 % ? Ça va vous permettre de cibler vos lacunes. De travailler là où vous êtes faible.
Et surtout, vous vous habituez au format. À la pression du chrono. À la lecture sonore. À l'absence de validation. Rien ne remplace l'entraînement répété.
Notre guide sur les meilleures ressources pour le code moto pourrait vous aider à choisir la plateforme la plus adaptée à votre rythme.
L'importance des tests et des examens blancs
Réviser, c'est bien. S'entraîner, c'est mieux. Faire des examens blancs, c'est indispensable. Parce que ça simule l'examen réel. Le stress. Le temps limité. Les questions piéges.
Et puis, il y a les trois types de situations :
La conduite directe. Vous êtes au guidon.
L'observation. Vous analysez la scène.
L'analyse d'un danger. Vous identifiez le risque.
En vous entraînant dessus, vous gagnez en réflexes. En confiance. En lucidité.
Les équipements obligatoires : une partie intégrante du code moto
On y revient. Parce que c'est fondamental. Le code moto insiste lourdement sur les équipements. Pourquoi ? Parce qu'ils sauvent des vies.
Casque homologué : amende de 135 €, 3 points en moins.
Gants certifiés CE : 58 € d'amende, 1 point en moins.
Gilet de haute visibilité : 11 € s'il n'est pas à bord, 135 € s'il n'est pas porté en cas d'arrêt d'urgence.
Et puis la plaque d'immatriculation. Lisible. Fixe. Non amovible. Sinon, 135 €.
Et les feux : croisement, position, stop… tous obligatoires. Même de jour. Parce qu'une moto, c'est petit. Et facile à rater dans un rétroviseur.
La formation pratique : le lien avec le code moto
Le code, c'est la théorie. La formation pratique, c'est le concret. Et les deux sont liés.
Le volume d'heures de conduite minimum
Une fois l'ETM validé, vous passez à la conduite. Une évaluation de départ est obligatoire. Elle permet d'estimer le nombre d'heures nécessaires. Le minimum réglementaire ? 20 heures. Dont 8 sur plateau, 12 en circulation.
Si vous avez déjà le permis A1, ce minimum passe à 15 heures. 5 sur plateau, 10 en circulation. Un gain de temps. Et d'argent.
Mais attention. C'est un minimum. Pas une garantie. Certains candidats ont besoin de plus. Selon leur aisance. Leur régularité. Leur implication.
Les compétences clés de la formation pratique
Quatre compétences à maîtriser :
Maîtriser le maniement de la moto, lent ou rapide.
Appréhender la route en conditions normales.
Circuler dans des situations difficiles.
Pratiquer une conduite autonome, sûre, économique.
Chaque heure de conduite vise une de ces compétences. Et c'est votre moniteur qui décide quand vous êtes prêt pour l'examen.
Pas de précipitation. Pas de pression inutile. Juste du travail bien fait.
Pourquoi une plateforme comme 90km.fr est utile pour votre parcours permis ?
Parce qu'elle centralise tout. Des infos fiables. Des outils pratiques. Des retours d'expérience. Pas de blabla. Juste de l'utile.
Et surtout, elle vous aide à éviter les pièges. Les arnaques. Les mauvaises surprises. Que vous soyez en candidat libre ou en moto-école, avoir une bonne base d'information, c'est gagner du temps. Et de l'argent.
D'ailleurs notre comparatif complet des plateformes d'apprentissage vous donne les clés pour choisir celle qui correspond vraiment à vos besoins.
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Questions fréquentes sur le code moto en 2026
Faut-il repasser le code moto si j'ai déjà le permis B ?
Oui. Même si vous avez le permis voiture, vous devez passer l'ETM. Sauf si vous faites la formation de 7 heures pour conduire un 125 cm³.
Où puis-je trouver des séries d'entraînement gratuites ?
Plusieurs plateformes comme Codeclic ou ECF proposent des séries gratuites. Elles couvrent tous les thèmes officiels.
Combien de tentatives ai-je pour réussir l'ETM ?
Il n'y a pas de limite. Chaque tentative coûte 30 euros. Vous pouvez repasser autant de fois que nécessaire.
Est-ce que la circulation inter-files est légale ?
Elle est tolérée dans certains départements en cas de forte densité de trafic. Mais elle doit se faire en toute sécurité, sans mettre en danger les autres usagers.
Que faire si je déménage après avoir passé le code ?
Rien. Votre ETM reste valable. Vous pouvez utiliser votre NEPH dans une autre région. Aucune démarche supplémentaire.
Conclusion
Voilà. Le code moto, ce n'est pas un mur. C'est un passage. Un passage vers la liberté. Et avec les bons outils, la bonne méthode, vous le franchirez. Pas demain. Pas dans un mois. Mais quand vous serez prêt. Parce que chaque bonne réponse, chaque heure d'entraînement, vous rapproche un peu plus de la route. De votre moto. De votre rêve.
